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L’hypothermie

En mer par temps frais...

Prendre la mer par temps frais...

L’homme est un homéotherme, c’est-à-dire que son corps s’efforce en permanence de maintenir une température centrale (celle des organes) stable autour de 37°C. Pour cela, le corps produit de la chaleur (réactions chimiques, travail musculaire) et en élimine si besoin (transpiration). La température centrale diminue quand le transfert de chaleur de l’organisme vers son environnement est supérieur à sa capacité de production de chaleur.

L’hypothermie est définie en médecine comme la baisse de la température centrale de plus de 2°C, passant en dessous de 35°C, mais les signes de refroidissement apparaissent bien avant d’atteindre cet état.

- Les causes de l’hypothermie

Il existe des causes internes (certaines intoxications, infection grave...) mais la cause la plus fréquente d’hypothermie est l’exposition à des températures basses. L’immersion dans une eau froide est particulièrement redoutable car les échanges thermiques peau-eau sont 20 à 30 fois plus importants et rapides que les échanges peau-air.

La thermoneutralité pour un baigneur moyen en maillot de bain se situe entre 33 et 35°C, ce qui veut dire que dans une eau inférieure à 33°C, la personne se refroidit, cette perte de chaleur augmentant avec le temps d’immersion.

Dans des conditions environnementales données, les caractéristiques de chaque individu influencent sa sensibilité ou sa résistance au froid : la masse graisseuse (la graisse isole du froid et donc protège) ou inversement la maigreur, l’âge, les vêtements, la condition physique...

- Les conséquences de l’hypothermie

  • L’hypothermie progressive

L’exposition prolongée dans un environnement froid entraîne une hypothermie progressive ; c’est le risque qui menace l’homme tombé à la mer dans une eau froide s’il n’est pas secouru rapidement.

Le corps qui se refroidit réagit d’abord de deux façons complémentaires :

  • en augmentant sa production de chaleur (frissons et tremblement qui sont des contractions musculaires rapides, réflexes) ;
  • en diminuant les échanges thermiques avec l’environnement les vaisseaux sous-cutanés se contractent, moins de sang circule sous la peau, et ceci se traduit par la pâleur.

Lorsque la température descend en-dessous de 35°C, les frissons s’intensifient jusqu’à gêner puis les mouvements volontaires (maladresse), la respiration et le coeur accélèrent.

En-dessous de 34°C, les frissons sont majeurs, entraînant un épuisement physique, l’élocution devient difficile avec des propos inappropriés, une confusion mentale apparaît.

En-dessous de 32°C, les frissons laissent place à une raideur des membres, un coma s’installe.

Plus tard, pouls et respiration pratiquement indétectables, état de mort apparente, La mort par arrêt cardiaque peut survenir à tout moment.

  • Le choc hypothermique

Lorsque le refroidissement est brutal, comme dans le cas d’une chute dans l’eau froide, il se produit un phénomène de choc cardiovasculaire, la circulation sanguine étant brusquement déséquilibrée du fait de la vasoconstriction (diminution du débit sanguin) dans les vaisseaux superficiels, réflexe immédiat destiné à limiter la perte de chaleur et à protéger les viscères, notamment le cerveau.

Dans ce cas, les muscles se figent instantanément, la respiration et le pouls s’accélèrent rapidement, il est tout-de-suite très difficile d’avoir une réaction efficace (nager, se saisir d’un filin ou d’une bouée fer-à-cheval), le risque de noyade est majeur ; même un bon nageur peut succomber aux effets du choc hypothermique.

- Que faire après avoir récupéré un naufragé ?

Repérer les signes d’hypothermie avérée ou menaçante  : tremblements, frissons, pâleur...puis si nécessaire :

  • Faire
    • allonger le naufragé avec douceur, si possible à l’abri du vent,
    • déshabiller, au besoin en coupant les vêtements, puis sécher sans frotter,
    • emballer entièrement la personne, idéalement avec un drap, une couverture de tissu et une couverture de survie en aluminium ; le réchauffement du tronc et du cou doivent être privilégiés.
    • proposer si possible une boisson tiède et sucrée,
    • parler, réconforter en surveillant la conscience, la respiration, le pouls,
    • et ne pas hésiter, ne pas tarder à alerter les secours : VHF 16, CROSS-Med GSM 15 ou 122.
  • Ne pas faire
    • laisser debout le naufragé
    • lui faire faire des exercices pour « se réchauffer » ou le frotter
    • lui faire boire de l’alcool


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Mis à jour le mercredi 21 juin 2017