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Accueil > Savoirs traditionnels > Le pointu & le pescadou > La pêche aux paniers

La pêche aux paniers

La pêche aux gireliers, à l’embornier ou aux piadiers

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Fiela

Les pêcheurs de Sanary avec leurs pointus ont longtemps pratiqué la pêche à partir de nasses (le panier… disaient ils), notamment à l’embornier (sorte de jambin long et tubulaire avec lequel ils prenaient principalement des congres - fielas en provençal - et des murènes. Ces poissons, attirés et rendus fous par le tentacule de poulpe accrochée à la « busque » de l’embornier , se jetaient dans le panier

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Murène

Chaque nasse était évidemment adaptée aux poissons recherchés : comme le girelier, panier de moyenne dimension, aplati, avec l’ « entrée » sur le dessus. Ce panier était réservé aux poissons de soupe, poissons vivants dans les prairies de posidonies tels les serrans, les girelles, les labres, les rouquiers. Des moules sommairement broyées ou un oursin légèrement ouvert assuraient l’appât.

Souvent, chaque propriétaire de pointu réalisait lui-même ses nasses, à partir de blettes de myrte, cueillies les soirs de lune sur l’île des Embiez ou dans le bois de Six Fours. Chaque pescadou  avait son coin, son rodou . Le panier, œuvre de vannerie, devait être avant tout pêchant, durable et beau.

A partir de 1956, les pêcheurs tunisiens rapatriés et installés à Sanary réalisent eux-mêmes des nasses à langouste qu’ils placent sur les hauts fonds de Navarin (lieu de pêche).

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Bernard-l’ermite

Enfin, d’autres pratiques existaient, telles que la pêche des « piades » (bernard-l’hermite), vendus pour esquer les hameçons des palangres des professionnels ou aux pescadous amateurs pour la pêche à la palangrotte. Ces piades se capturaient dans une petite nasse métallique , tronconique d’un pan de large : le piadier .
Le piadier était souvent fermé à sa base par une tomette provençale.

Le dernier pêcheur sanaryen de piades a été M. BONNAFOUX, vers 1970. Il vendait le produit de sa pêche directement sur son bateau : les piades à la douzaine et la granille (piades de faible dimension) au cornet.

Le sardier (nasse métallique de 60 cm de large en forme de citrouille) servait à capturer sars, mulets, saupes , et parfois dorades.
Par mauvais temps, le pêcheur le laissait à demeure à même le port, amarré au capian de son pointu et appâté de moules ou de pain.



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S

Portfolio

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Mis à jour le mercredi 15 novembre 2017