
Dès que l’équipage compte plus d’une personne, il est nécessaire que la communication soit de qualité pour coordonner les manoeuvres. De tout temps, des expressions courtes, ayant un sens précis, ont servi à commander un équipage. Chargées d"histoire, souvent pittoresques, plusieurs restent aujourd’hui utiles sur les pointus, qui ne sont pas encore envahis par les commandes électroniques !
A bas le monde !
─ On dit A bas le monde pour faire descendre les hommes qui sont sur les vergues ou les hunes, ou pour faire descendre dans tout autre cas (RPM).
A Dieu vat !
─ A cet ordre on met la barre dessous et, peu après, on file les écoutes des focs pour virer vent devant. Ce commandement tend à être remplacé par celui d’Envoyez !. (DaM - De Bonnefoux).
─ Avertissement qui fait connaître aux matelots l’instant précis où l’on donne vent devant. C’est le moment où l’on dit de mettre la barre dessous. Le mot Adieu-va n’a point d’équivalent dans les autres langues, c’est un vestige de la faiblesse de la marine à son aurore L’évolution de virer vent devant dans un trait carré paraissait si difficile qu’on s’en remettait à Dieu du succès de cette manoeuvre ; et même aujourd’hui de très bons vaisseaux manquent à virer. (RPM). Le marin qui entendait ce commandement répondait "A la bonne heure !"
─ De fait, dans la navigation à voile moderne les commandements destinés à synchroniser les manoeuvres de l’équipage lors d’un virement de bord vent devant (ou debout) sont : "Parez à virer !" puis "Envoyez !" ; cependant, le succès de ces virements étant assez incertain sur les pointus (car leur quille est longue et peu profonde), l’ancienne expression "A Dieu vat !" reste bienvenue sur ces bateaux...
Comme ça !
─ Commandement fait au timonier de dévier le moins possible du point où il tient le cap au moment même. (DaM - De Bonnefoux).


