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Quelques précautions contre l’abordage

Le respect des règles de navigation est évidemment essentiel ; ceci étant, le risque d’abordage existe toujours, du fait d’autres bateaux, d’une fausse-manoeuvre, d’une inattention...

- Les situations à risque

  • Densité de bateaux
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Virée de Saint-Nazaire 2010

Lorsque que beaucoup de bateaux naviguent dans un espace réduit, le risque d’abordage est élevé : c’est le cas notamment lors de diverses manifestations nautiques :

    • fêtes nautiques.
    • embarquement immédiat, en particulier lors des entrées et sorties du port.
    • vire-vire, régate, en particulier au départ et au passage des bouées.
  • Manoeuvrabilité des bateaux

La faible manoeuvrabilité des bateaux constitue un facteur de risque important :

    • les pointus sont globalement des bateaux peu manoeuvrants du fait de la lenteur de leur virement de bord, due à leur quille longue et peu profonde, sans pivot.
    • les pointus naviguant à la voile sont particulièrement peu manoeuvrants.
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Conséquences d’un abordage lors d’un vire-vire par très beau temps.

- Quelques précautions en mer

  • Vigilance du patron

Le patron doit en permanence veiller à tout ce qui l’entoure par un tour d’horizon régulier. Ce faisant, il repère les autres bateaux, leur type, leur vitesse, leur distance, leur cap et évalue le risque d’abordage si les routes sont convergentes.

En application du théorème de Thalès :
soient deux bateaux navigant l’un sur une route B->C et l’autre sur une route C->E,
si le relèvement (c’est-à-dire l’angle sous lequel chaque bateau voit l’autre par rapport à son cap) est fixe (lignes rouges),
alors les deux bateaux vont s’aborder en A.

Quand un patron se pose la question de savoir s’il y a un risque de collision avec un autre bateau, il doit :

  • repérer la position de ce bateau par rapport à un élément de son propre bateau (capian, hauban...),
  • maintenir son cap,
  • observer si la correspondance entre le bateau suspect et le repère reste fixe : risque d’abordage, prendre les mesures appropriées, ou se modifie : pas de risque d’abordage, un bateau passera devant l’autre.
  • Anticipation
    • Pendant la navigation à voile, chaque fois qu’une situation à risque est repérée, le patron doit envisager le lancement du moteur, gardé débrayé, de façon à pouvoir devenir plus manoeuvrant si un danger se précise.
    • Dans les situations à risque, le patron doit veiller à ce que ses manoeuvres soient comprises par les autres : pas de changement de route intempestif, échanges (parole, signaux visuels) avec les autres équipages...
  • En cas de risque d’abordage
    • Le patron dont le bateau est prioritaire :
      • ne doit modifier ni son cap, ni sa vitesse, pour permettre à l’autre bateau de corriger de façon appropriée sa trajectoire ;
      • informe son équipage pour qu’il soit attentif à l’évolution de la situation ;
      • alerte l’autre équipage par tout moyen sonore et visuel s’il a l’impression que celui-ci ne s’est pas aperçu de la situation ;
      • lance éventuellement son moteur pour parer à toute nécessité ;
      • se prépare à manoeuvrer lui-même pour éviter l’abordage si l’autre bateau ne prend pas les mesures appropriées.
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Au près, tribord amure...roi des mers !
Le pointu à pavois rouge, bâbord amure, laisse passer le pointu à pavois bleu, tribord amure.
    • Le patron dont le bateau n’est pas prioritaire :
      • modifie son cap et/ou sa vitesse pour éviter la collision, de façon franche afin que le patron du bateau prioritaire comprenne sans ambiguïté la manoeuvre d’évitement ;
      • lance éventuellement son moteur pour manoeuvrer plus rapidement.

- Quelques précautions dans les ports

Le patron :

  • vérifie que les manoeuvres utiles ne seront pas gênées par un manque de rangement ou une mauvaise position des passagers ;
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    Des manoeuvres... non opérationnelles !
  • veille à ce que sa visibilité ne soit pas gênée par l’équipage : les passagers non avertis ont tendance à se lever dès le retour au port et avant l’accostage !
  • affecte clairement un rôle et une place à chaque membre de l’équipage ;
  • ajuste sa vitesse, donne des ordres clairs à son équipage.

- Quand l’obstacle se rapproche...

  • essayer si possible de limiter la violence du choc : réduire sa vitesse par une marche arrière par exemple...
  • surtout éviter un accident corporel :
    • les équipiers ne doivent pas essayer de repousser l’abordeur, la force d’inertie d’un bateau est très importante et le risque de blessure, des mains notamment, est majeur.
    • se méfier particulièrement, le cas échéant, du bout-dehors du bateau abordeur qui constitue un danger majeur pour l’équipage du bateau abordé.


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Mis à jour le mercredi 4 octobre 2017