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Réagir à une chute à la mer

Réagir à une chute à la mer

Quand un homme tombe à la mer...

1. Alerter l’équipage en criant «  Un homme à la mer !  » et en précisant tribord ou babord pour que le barreur puisse puisse réagir au mieux.

2. Lancer la bouée couronne le plus vite possible et libérer le halin.

3. Demander à un équipier de ne pas quitter le naufragé des yeux, et de le pointer de son index, ce qui aide le barreur à manoeuvrer.

4. Ralentir le bateau :

  • si en route au moteur : débrayer immédiatement (pour éviter de blesser la personne à l’eau) puis rembrayer, moteur à bas régime.
  • si en route à la voile :
    • choquer en grand, venir au bon plein-vent de travers et démarrer le moteur, en prenant garde ce que les écoutes ne risquent pas de s’entortiller dans l’hélice.
    • étouffer la mestre avec les cargues et affaler le polacre s’il y a lieu, car il limite la vue du barreur ; les voiles fasseyantes et les écoutes battantes gêneraient la gouverne du bateau (champ de vision du barreur, dérive) et la manoeuvre des équipiers (coups de fouet, bruit).

5. Donner des consignes claires :

  • un seul donneur d’ordres : le capitaine
  • calme, pas de précipitation, pas d’agitation,
  • qui fait quoi, les personnes qui n’ont pas de tâche pour le secours se taisent, restent assises et veillent à ne pas gêner la manoeuvre. L’un des soucis du chef de bord doit être d’éviter le suraccident (autre chute à la mer, blessure) qui aggraverait fortement la sécurité collective.

6. Selon la situation du naufragé :

  • si le naufragé a pu saisir la bouée couronne et que celle-ci est toujours reliée au bateau par le filin :
    • stopper le bateau, au besoin en battant brièvement en arrière en prenant garde de ne pas entortiller le filin dans l’hélice.
    • haler le filin doucement pour rapprocher la personne à la mer
  • si le naufragé n’a pas pu saisir la bouée juste après sa chute, le patron doit décider, en fonction de l’état de la mer et de la situation de la personne (gilet ? enfant ? nageur ? inconscient ?) :
    • s’il tente d’emblée la récupération,
    • ou s’il fait un passage avec la bouée couronne à la traîne pour permettre à la personne de s’en saisir,
    • ou, dans le cas extrême où la personne est en train de se noyer (inconsciente, panique), si un équipier muni d’un gilet peut rapidement plonger pour la secourir.

7. En vue de la récupération, éloigner le bateau de la personne à secourir :

    • d’une distance d’environ 8-10 fois la longueur du bateau, de façon à pourvoir se rapprocher avec précision pour la récupération,
    • puis virer de bord vent debout, tout particulièrement si une voile est établie (pas d’empannage), car la manoeuvre est plus simple, la vitesse est mieux contrôlée et le suivi visuel de la personne à secourir plus facile.

8. Tester les réactions du bateau par rapport au vent, aux vagues.

9. Choisir le bord de récupération en fonction de l’état de la mer et des réactions du bateau ; en général, il est conseillé de récupérer le naufragé par le bord sous le vent du bateau, ce qui permet au barreur de se laisser doucement dériver sur lui et a l’avantage d’aplanir relativement la mer au moment de la récupération. Préparer en conséquence le matériel de remontée : échelle, palan.

10. Arriver près de la personne à petite vitesse, à environ 50-60° de l’axe du vent (allure dite bon plein à la voile), car c’est l’allure où le bateau est le plus manoeuvrant en cap et en vitesse.

11. Amener la personne au niveau du maître-bau (pour plusieurs raisons : à l’écart de l’hélice, franc-bord le plus bas, mouvement de roulis le plus ample aidant à la remontée).

12. Aider la personne à remonter en utilisant si besoin un bout terminé par un noeud de chaise à placer autour de la poitrine, en gréant un palan. Veiller à ce que l’équipage ne s’agglutine pas, pour l’efficacité de la manoeuvre (1 ou 2 aides au maximum) et l’équilibre latéral du bateau !

En cas de difficulté , demander rapidement du secours extérieur :

  • VHF canal 16 : envoyer un message d’urgence  :

    « PAN-PAN ! PAN-PAN ! PAN-PAN !
    de nom du bateau
    homme à la mer !
    position (GPS ou par rapport à un amer)
    secours demandé"
    à répéter 3 fois, puis rester en écoute.

  • Appel téléphonique de la station côtière ou de la capitainerie la plus proche.
  • Fusée rouge de détresse

13. Réconforter la personne, la sécher, la réchauffer (couverture de survie).

14. Plus tard, analyser l’accident, ses causes, l’efficacité des manoeuvres de récupération, pour en tirer les leçons, et ne pas hésiter à partager cette expérience avec ses voisins de panne !



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Mis à jour le mercredi 21 juin 2017